Le Luth : (l’Oud)
On regroupe généralement sous le nom de LUTH les instruments à cordes pincées ayant une caisse bombée (en demi-poire) et un manche. Jusqu'au 13éme siècle, la caisse était creusée dans un bloc en bois (caisse monoxyle). Ensuite elle fut constituée d'un assemblage de côtes; le chevillier forme alors un angle avec le manche. Les cordes sont presque toujours doublées.
Le principe de l'instrument est sans doute très ancien, cependant ce n'est que vers le 8éme siècle qu'il aurait pris sa
forme définitive, sans doute en Asie centrale, il était alors monoxyle.
De là, par les routes habituelles du commerce musulman, il serait parvenu en Italie et en Espagne musulmane, devenant un des instruments fondamentaux de la musique arabo-andalouse.
L'Oud a 11 cordes (5 doublées et une, la plus grave non doublée) accordé du grave vers l'aigu selon le schéma : Ré - Sol - La - Ré - Sol - Do est la forme la plus standard dans le monde arabe actuellement.
La Kouitra :

Luth arabe à quatre double cordes et à accord embrassé permettant le jeu de sauts d'intervalles de sixte et septième.
Ancien instrument de musique arabo-andalouse, ressemblant beaucoup au oud arabe mais sa caisse de résonance est moins profonde, possède quatre doubles cordes en boyau pincées au moyen d'un plectre donnant ainsi un son grave.
On en joue à l'aide d'un plectre (rîsha) en plume d'aigle.
L'accord est : ré - la - mi - sol ou ré - sol - la - ré.
Le Qanoun : (connu en France sous le nom de psaltérion ou cithare)
Est un instrument de forme trapézoïdale avec une tessiture moyenne de trois octaves. On joue en pinçant les cordes à
l'aide de plectres ou directement avec les index de chaque main. Le nombre total de cordes peut varier entre 64 et 82 selon les modèles (certaines cordes sont doublées voire triplées pour obtenir un son équilibré sur la totalité de l'instrument).
L'instrument se joue posé sur une table ou directement sur les genoux de l'instrumentiste.
La première apparition du mot Qanoun dans la littérature arabe date du Xème siècle, il est mentionné dans "Les milles et une nuits".
Le Qanoun est utilisé principalement dans la musique classique (ou arabo andalouse) il est propice à l'exécution de parties rapides ou demandant une virtuosité certaine.